En attendant des avis de spécialistes, quelques petites choses du niveau collège/lycée.

1. Se déprendre des réflexes acquis dans le paradigme du béton

Dans le cas de la Maison Rose - profil ci-dessous- on a la partie aval V qui est de type "hier". La partie amont M est un petit peu du type "aujourd'hui" mais (i) le remblai est tassé depuis des décennies (ii) la partie M est "callée" sur la partie V.

Dans le paradigme béton on fait :
- des fondations pour aller chercher du moins instable plus profond,
- les fondations comme des pieux tiennent aussi par "frottement" latéral,
- parfois une dalle en béton qui transforme la maison en arche de Noë "flottant" sur le terrain instable. Aussi utilisé dans les immeubles anti-sysmiques sur bac de sable.
Si on est milliardaire, on peut soulever sa maison en pisé et la mettre sur une radeau autrement...

2. Comparer les poids par surface

Si l'on prend un "bout de mur" de 2 mètres de long par 50 de large, en pisé un peu léger, il va peser, disons 1666 kg pour un mètre carré au sol soit 100 dm carrés. Si le mur fait 6 mètres de haut cela fait 10000 kg. Il y aura donc 100 kg par dm carré auxquels il faut ajouter le poids du toit, etc.. Cela correspond un peu au poids par dm2 d'une voiture.
Si on roule sur un chemin de terre bien damé par le temps, pas de problème. Si le terrain est très mou, on s'enfonce.
Dans le cas de la Maison Rose, le terrain semble suffisamment dur.

Le poids des murs se répercute dans le sol selon les flèches.

Il ne faut à aucun prétexte déchausser la base des murs. On a suffisamment d'exemples de déchaussements qui ont causé des dommages jusqu'à l'écroulement de la maison.
Il n'est, d'un autre côté, pas nécessaire de renforcer. Et quel renforcement ? Un voisin maçon a mis une ceinture en béton hydrofuge et alors ? Il a des problèmes d'humidité! On doit impérativement laisser le sol et les murs perspirer leur humidité. Donc (i) au moins une face des murs à nu ou avec un enduit de chaux (ii) suppression de toute dalle béton.