Sol en terre battue

Un témoignage pour apprendre

 


La Maison de Mimi est une maison que l'on trouve sur le cadastre de 1750.
Elle est posée sur une colline de gneiss. Sous la maison a été creusée une "carrière".

Une quatité variable d'eau pénètre dans ce sous-sol selon les conditions environnantes - bonne ou mauvaise gestion de l'eau en amont de la colline.

Pourquoi un sol en terre battue?

Il y a deux temps dans la vie de la Maison de Mimi.

Avant que l'on ne cimente le sol et les murs, la maison était saine.
Le vieux enduits que l'on trouve contre le pisé sont sains.

Puis l'on a coupé l'évacuation de l'humidité que véhicule nécessairemeent un sol de gneiss en cimentant. On aurait la même chose avec une isolation non-perspirante quelqu'en soit le matériau.

Il y a de l'humidité dans les murs jusqu'au toit - deux niveaux et quelque au dessus du sol. C'est que les murs en pisé recouvert de ciment font "mèche" et remontent l'eau du gneiss.
Sur les enduits du rez de chaussée "post-ciment", il y a du salpêtre sur un mètre de hauteur. La maison a dû être très saine tant qu'on l'a laissé "perspirer" c'est à dire évaporer son humidité. Mais, au vingtième siècle, on a cimenté sa "peau" extérieure et son sol d'où l'effet de mèche, de prise de l'eau du sol. On sait que les murs de certaines maisons en terre arrivent ainsi à revenir à l'état "mou", la maison s'effondre. Prudents, nous décidons de rétablir toutes les perspirations : les deux faces des murs et le sol seront débarrassés de tout ciment ou plâtre.
La maison deviendra ainsi parfaitement sèche.

Témoignage rédigé par Christian B0IS                                                     Suite...

 

 

 

 

 

 

 

Le maître d'ouvrage prend le marteau piqueur pneumatique.

Oser "casser"


"Nous avons acheté une maison et l'avons transformée en ruine!" C'est une boutade mais...
Il vaut mieux quelques jours, quelques semaines, "chagrinants" parce que "tout est cassé" que des années de nuisances comme :
- une insuffisance de perspiration des murs et sols,
- un point faible de structure pas identifié (par exemple une fissure sous un enduit "cache misère".

Celui-celle qui imagine comment sera la maison après la "démolition" des ciments indésirables y va "de bon coeur".
Il faut cependant être prudent vis à vis de tout ce qui est structure. Ne pas hésiter à étayer, renforcer, chaîner si l'on a le moindre doute.

Nous avons donc enlevé la dalle en ciment pour la remplacer par de la terre battue qui, pour le confort, sera chauffée "comme une dalle en ciment" et pour le nettoyage recouverte de tomettes à l'ancienne de la Tuilerie de Prony.
Cela avait déjà été fait dans une maison en Bresse dont nous nous sommes inspirés.

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Penser les réseaux.

Une bonne préparation

Dans le sol doivent passer un certain nombre de réseaux ; il faut réfléchir au passage optimum :
- sous la terre battue (ex : eaux usées),
- sur la terre battue (ex : eau, électricité).
Un système de "caniveau" accessible où l'on met tous les réseaux permet l'accès pour les réparations et les modifications.

Le sol brut doit être uniformément bien tassé avant de réaliser la première couche de terre.

L'objectif étant la perspiration il n'y a, bien sûr, aucune feuille d'aucune autre matière. En particulier on n'isole pas autrement que par la première couche de terre considérée comme "isolante".

La même terre, en couche sur les tuyaux de chauffage, est considérée comme "conductrice avec inertie".

 

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Heureusement que les copains sont costauds et patients!

C'est très simple!

"Pour construire une maison en terre c'est simple, tu fais un trou dans ton jardin!"
"Eh bien, non!" La terre qui a servi à construire la Maison de Mimi venait d'un peu plus loin car le jardin c'est du gneiss et de la terre noire dessus.
Pris par le temps, nous avons dû prendre la première source de terre que nous ayons trouvée, sur la colline en face. Belle terre mais avec des cailloux. Alors on a tamisé. Mais ça, on fera plus jamais! 110 mètres carrés avec 15 cm ça fait... 20 tonnes!

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On voit à gauche le tasseau trapézoïdal qui marque le niveau. Bruno étale la terre avec une règle aluminium.

 

Première couche de terre

Réglage

Nous avons fonctionné en auto-construction assistée. La "force de travail" était constituée de nous deux + enfants + amis.
La compétence technique est venue de Nicolas Meunier et Bruno Darribert.

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Il a plu. Dehors, la terre mal bâchée a pris l'eau. Pour que la glaise ne colle pas à la dame, saupoudrage avec de la chaux.

Première couche de terre

Après piétinage, premier damage à la main

Nicolas utilise une dame en chène de 30 x 20 x 14 cms.

On remarque le mur du fond typique : un mètre de mur en pierre puis mur en pisé en couches de 65 cm de hauteur avec cordons de mortier de chaux

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Première couche de terre

Après damage à la main, damage pneumatique

Nicolas utilise un [fouloir pneumatique] identique à celui qu'il utilise pour le pi

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Sur la première couche de terre...

... pause des tuyaux de chauffage

 

Nos plombiers débutants n'ont pas réparti les tuyaux comme il aurait fallu :
- au plus près des murs extérieurs, tuyaux plus rapprochés,
- vers murs mitoyens et centre des pièces, tuyaux plus écartés.

 

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La tâche est ingrate! Mais Odile garde le sourire.

Protéger les tuyaux de chauffage

On se rappelle que la terre est caillouteuse.

Pour éviter un poinçonnage d'un tuyau par un caillou, protection par un cordon de mortier de chaux.

 

Ensuite on réalise la seconde couche de terre comme on a réalisé la première.

Clin d'oeil ...